25.07.2006
ORATOIRES
15:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.07.2006
LE BAR VITTORIA
18:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.07.2006
LE DOYEN DE SAINT VERAN
18:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.07.2006
Stage carnets de voyage
Les samedi 16 et dimanche17 septembre 2006

Deux journées d’initiation à l’art du carnet de voyage en compagnie de Françoise Malaval, illustratrice, et de Patrice Favaro, écrivain. Vous avez voyagé, vous allez voyager, vous rêvez de voyager ? Comment mieux revivre votre voyage ou préparer le prochain qu’en s’initiant aux techniques graphiques et littéraires du carnet de voyage ?
À Molines en Queyras (05) au cœur du Parc Régional Naturel du Queyras. Hébergement et repas (bio) au Val d’Azur chez Solange et Didier Prosper. Accueil dès le vendredi soir. Possibilité de prolonger le stage par un séjour sur place. Renseignements et tarif : favaropa@yahoo.fr
21:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.07.2006
BREBIS TOUJOURS
Sur les routes du Queyras, les camping cars, de plus en plus nombreux chaque année, ont maintenant remplacé les camions de brebis. Les vacanciers sont arrivés en masse fuyant les fortes chaleurs d’en bas. Les animaux sauvages ne se montrent plus guère et les troupeaux ont gagné les hauts alpages. Avant leur montée,le troupeau du champs en contre bas de la maison ; le marquage sur le dos des bêtes, cela ne vous rappelle rien ?
18:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.07.2006
LES BREBIS ARRIVENT
Il y a quelques jours, les brebis sont arrivées de la Provence d’en bas pour passer l’été dans les alpages. C’est la transhumance qui autrefois s’effectuait à pied. Maintenant, les troupeaux empruntent l’autoroute chargés dans de grands camions à étages et grillagés. Arrivées à destination, on libère les bêtes au bord des prés d’altitude. Tous les ans , des brebis sont ainsi débarquées à quelques mètres de chez nous . Elles séjournent deux, trois jours dans le pré à la lisière de la Chalp Ronde pour s’acclimater puis, elles monteront progressivement jusqu’aux alpages de très haute montagnes où elles resteront toute la belle saison. A la fin de l’été, elles redescendront, regagneront les camions pour la plaine et puis ensuite... l’abattoir puis, la boucherie, puis la casserole, puis la table des familles, puis l’estomac des citoyens respectables ou non. Ainsi en ont décidé les humains , enfin du moins certains humains, la majorité malheureusement.
11:32 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.06.2006
LE LIBRAIRE DU QUEYRAS
Pendant le festival de conte en Queyras, Gilles Dumarchez a fait une lecture. Cela se passait à l’austère forteresse de Vauban de Château Queyras, dans une pièce à courants d’air glaciale. Gilles est un excellent lecteur et il propose ainsi de temps en temps de faire partager aux autres en les lisant des extraits de livres qu’il aime. Gilles est LE libraire du Queyras, un VRAI libraire ; il tient une boutique ambulante et vend sur les marchés du pays entre les fruits et légumes et le crémier-fromager. Il ne s’agit ni de livres anciens, ni d’occasion, non, Gilles vend les mêmes ouvrages que dans toutes les librairies et a un choix tout à fait conséquent . Lecteur passionné, il a pratiquement lu tout ce qu’il vend et il est d’excellent conseil. On peut lui passer commande s’il n’a pas ce que l’on cherche.
L’été, la boutique n’est ouverte qu’une fois par semaine, au marché d’ Abries, car Gilles garde les vaches dans les alpages...
15:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.06.2006
LE REGARD DES BETES
Dans la Chine ancienne, l’empereur Qin (son nom se prononce Tchin, et c’est de lui que vient le mot : Chine) avait édicté une loi ordonnant l’apprentissage de la lecture et de l’écriture pour chaque homme… et pour tous les grands animaux : c'est-à-dire les chevaux, les vaches, les bœufs, les moutons ! On pourra s’étonner qu’un empereur aussi puissant et terrible ait eu la volonté de doter ainsi d’un alphabet hommes et bêtes. On pourra prétendre que, dans l’esprit de Qin, sujets humains et animaux avaient le même rang. On ferait peut-être mieux de s’interroger : si, en ces temps lointains, un personnage aussi sanguinaire que Qin pouvait encore voir en ces bêtes une intelligence, une sensibilité, proches de la nôtre, qu’avons-nous donc perdu en chemin aujourd’hui ? En ce siècle où les paysans ne sont plus que producteurs de viande ovine, bovine, chevaline ?
Sous le regard patient et doux des bêtes, c’est peut-être notre nature même d’homme qui est désormais en danger.
(texte de Patrice Favaro)
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